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12-La politesse du voisinage.

 

Avec les voisins, il en est de même, d’où le dicton :

 "Mieux vaut un bon voisin, qu’un frère lointain."

Le Saint Prophète insistait tant sur les droits du voisinage que les compagnons pensaient qu’il faudrait leur donner de leur héritage.

C’est dire toute l’excellence de la politesse qu’on leur doit, quelque soit leur croyance et leur religion.

Les saluer est un devoir.

S’inquiéter de leur santé un autre.

Leur porter assistance en cas de besoin, tout comme porter leurs paquets lorsqu’il s’agit d’une personne âgée, à fortiori si celle-ci vit seule.

Leur offrir des sucreries lors des fêtes, ou des plats est une bonne coutume qui peut adoucir les mœurs des plus rébarbatifs.

Pourquoi ne pas inviter une personne âgée, seule à un dîner parfois ?

Ne jamais faire de bruit qui pourrait les gêner.

N’oubliez pas le hadith : "la pire des voix est celle de l’âne" donc ne l’imitez pas ! Donc ne parlez pas fort, n’élevez jamais la voix.

Apprendre aux enfants ces usages est impératif, et leur enseigner qu’on doit aimer les autres autant que soi même est une obligation.

On ne doit jamais se moquer de quiconque, ni d’une maladie, ni d’un nom de famille, ni d’un mort.

De personne, pas même d’un animal !

Tous étant des créatures de Dieu.

 

 

13-La politesse à l’égard de la nature.

 

La respecter est obligatoire.

Elle est l’œuvre de Dieu  qui l’a mise à notre service, le Saint Cor’an nous l’explique !

Nous mangeons de ses fruits, buvons de son eau, sans elle, nous mourrions.

Elle offre sa beauté à nos vues. Donc aimez-là, faites-là aimer.

C’est une obligation coranique.

L’écologie que nous découvrons de nos jours est née en même temps que l’avènement de l’Islam. C’est donc une sagesse ancienne.

Respectons-la !

A commencer par la rue où l’on ne jette jamais aucun détritus. Est-ce plaisant de piétiner une poubelle ?

Si l’on va en camping, ou pique-niquer sur la plage, on ne doit laisser aucune poubelle derrière soi, pensez à ceux qui viendront après vous.

Et la prochaine fois, aimeriez-vous manger dans une décharge publique ?

Attention aux feux qui se propagent vite.

La terre appartient à Allah, qui nous la prête pour un temps, et l’on sera interrogés sur l’usage qu’on en aura fait.

Ceci est à apprendre impérativement aux jeunes générations, et autour de soi.

L’eau est un précieux don de Dieu. En manquer, ne plus en avoir, c’est mourir à coup sûr !

Jamais on ne doit la gaspiller, où quelle soit.

Pas plus qu’on ne doit la souiller.

Ni faire des rivières, des lacs, ou de la mer des poubelles.

Efforcez-vous de la sauvegarder.

Les plantes ou branches d’arbres ne doivent être arrachées sous aucun prétexte.

Tout comme les fleurs, cultivez plutôt un jardin.

Connaissez-vous cette obligation religieuse de planter des arbres fruitiers pour les hommes et les animaux, et ce qui nous sera donné en récompense après notre mort, chaque fois qu’une créature mangera de ses fruits ?

Sans ce respect obligatoire à l’égard de la nature, nous mourrions.

Les animaux doivent de même être respectés.

Ils nous nourrissent ! Nous buvons de leur lait, consommons leur viande, nos laines viennent de leur dos, ils nous tiennent même compagnies tels les chats, conduisent nos aveugles, viennent nous rechercher si par malheur nous sommes enfouis dans la neige, nous défendent des voleurs et des agresseurs, parfois ils nous sauvent d’une noyade.

A divers égards ils nous sont nécessaires, soyons reconnaissants en les traitant bien.

Même lorsque nous les égorgeons pour nous en nourrir, nous n’avons pas le droit de leur faire peur en leur montrant les couteaux.

Ceci est une recommandation prophétique qui date de plus de 1430 ans, donc, bien avant que n’existent les sociétés protectrices des animaux.

On n’introduit pas de chiens dans les maisons, mais on les laisse tranquilles, et en cas de besoins on les nourrit et on leur donne à boire.

   

14-Les règles d’usage en voitures.

 

Il est urgent que les gens comprennent l’utilité de couper les moteurs à l’arrêt.

Gaspiller la couche d’ozone peut être grave à la longue. Nous avons, aujourd’hui, déjà dépassé les limites et sommes en danger.

Cesser de klaxonner de manière intempestive, ce n’est qu’une grossièreté.

Pour les jeunes qui ont de motos faire mettre des silencieux, il y a sûrement des malades sur votre route.

Quant aux cyclistes, ils doivent respecter les pistes cyclables autant que possible.

Dans tous les cas préférer les transports en commun.

Evidement insultes, cris et vilains gestes n’appartiennent pas au monde de l’Islam.

Le Saint Prophète a fustigé les grossiers, jusqu’à préconiser de s’en tenir très éloigné.

On ne fréquente pas de telles personnes.

D’ailleurs, il n’est que de les voir rougeaux, hurlants, colériques pour avoir envie de les effacer de nos mémoires.

 

    15-Politesse à l’égard de ceux qui vous invite.

 

Etre reçu est une marque de grande faveur, refuser une invitation est une impolitesse.

Le Saint prophète n’a-t-il pas dit : "Je répondrai à une invitation même pour aller manger une patte de mouton." ?

Imaginez-vous être invité chez un roi. Aussi sachez vous tenir.

Avant d’entrer, surtout n’appelez pas vos hôtes. Sonnez à la porte, ou frappez de façon très discrète.

Saluez de façon chaleureuse et courtoise, sans familiarité pour autant, mais sans froideur. Un compliment fait toujours plaisir.

Les hommes s’abstiendront de serrer les mains des femmes, ce qui est la preuve d’u réel manque d’adab, mais la marque de l’ignorance des règles de l’Islam..

Présentez-vous toujours vêtus très correctement, et souvenez-vous que la plus grande élégance est toujours simple, étant très propre de la tête au pieds.

Faites attention dans certaines maisons à laisser vos chaussures convenablement rangées, sans les toucher, à l’entrée de la pièce où vous serez invités à entrer.

Les sourires sont de règles tout comme les paroles agréables sur la joie de se revoir et les remerciements pour être reçus.

Ne cherchez surtout pas à visiter la maison de votre hôte. La discrétion est règle absolue.

Attendez que l’on vous désigne un siège avant de vous jeter dans le fauteuil de votre choix.

Si l’on vous tend un lave mains, ne le retenez pas trop longtemps, d’autres attendent.

Enquérez-vous de la bonne santé des hôtes et de leur famille.

Avec les enfants, soyez tendres, mais n’insistez pas pour qu’ils vous racontent des histoires, ni qu’ils chantent tout le répertoire de leurs chansons.

Servez-vous avec discrétion. Mangez sans bruit. Et ne vous montrez pas goulus. Ne vous resservez pas au-delà de deux fois, même si la maîtresse de maison insiste.

Si l’on vous sert à même le plat unique, ne prenez que la part qui est face à vous et n’allez surtout pas chercher plus loin, dans l’espace du voisin.

Dites si c’est vrai combien le plat est bon. S’il ne l’est pas, mieux vaut ne rien dire.

Demandez la recette à la cuisinière, cela lui fera toujours plaisir.

Ne monopolisez pas la conversation, vous n’êtes pas maître de conférences, et n’élevez pas trop le son de votre voix.

En fin de repas sans trop vous hâter, ne vous incrustez pas non plus. Vos hôtes peuvent être fatigués.

Sachez remercier de l’honneur qui vous a été fait à travers cette invitation.

Des petits cadeaux qu’on glissera discrètement sur une étagère avant de partir, accompagnés d’un petit mot signé, marqueront votre délicatesse.

Le lendemain un petit coup de téléphone pour remercier encore sera bienvenu.

 

 16- La Politesse dans la mosquée.

 

Elle est sacrée.

C’est la maison de Dieu.

Et comme telle doit être des plus respectées.

On y vient pour Lui parler, mais cela doit se faire dans le secret du cœur, sans jamais gêner les autres par des chuchotements quand arrivent les prières.

On n’y arrive pas en courant, ni cherchant la meilleure place en bousculant les autres pour s’introduire entre eux.

Faire lever les gens pour se glisser à leur place est une grossièreté sans nom que le Saint prophète dénoncait.

On y entre tranquillement, en douceur, avec le pied droit, tout d’abord, les ablutions faites, de tenue propre, en des gestes posés, silencieux par respect pour Dieu, et respect pour les autres prieurs qui sont déjà recueillis autour de soi.

Le dua à dire en y allant :

"Allahouma j’al fî qalbî nouranwa fî baçarî nouran, wa sam’î nouran, wa’an yaminî nouran, wa ‘an yasarî nouran, wa fawqî nouran, wa tahtî nouran, wa âmamî nouran, wa khalfî nouran, wa j’al lî nouran."

 "Ô mon Seigneur ! Mets la lumière dans mon cœur, la lumière dans mes yeux, la lumière dans mes oreilles, la lumière à ma droite, et à ma gauche, au-dessus de moi, au-dessous de moi, devant moi, derrière moi et assigne la lumière pour moi !"

Nulle part plus que là on sera discret et silencieux, et empreint d’excellentes manières. Pas de cris, pas de bruit, pas de bavardages inutiles, pas de bousculades, pas de vente, ni menaces.

On y prend rien qui ne soit à d’autres. On n’y mange pas. On ne laisse pas des mouchoirs usagers ou papiers derrière soi.

Mieux, si l’on trouve des détritus, on les ramasse pour les jeter à la poubelle.

Il est interdit de poser le Saint Cor’an à terre.

Quand l’Imam fait son prône, on se tait, sans jouer avec son tasbih, sans remuer les lèvres dans un chuchotement solitaire, sans parler avec le voisinage, ce qui annule la venue à la mosquée.

Ne vous prenez pas pour l’Imam en récitant les sourates en même temps que lui, montrant par là votre connaissance. Il est rare d’ailleurs d’entendre les chuchoteurs aller jusqu’au bout des récitations, alors pourquoi faire semblant de savoir, si ce n’est que pour montrer sa bêtise !

Après les offices, on ressort de la mosquée dans le plus parfait maintien, en faisant cet autre du’a, le pied gauche mis au dehors en premier :

"Allahouma, çalli’alâ Mohammed. Allahouma ftah lî abwaba fad likâ." 

"Ô mon Dieu ! Penche-Toi sur Mohammed. Ô mon Dieu, ouvre-moi les portes de Ta grâce."

     

17-La politesse à l’égard des enfants.

 

Les respecter est obligatoire pour la seule raison qu’eux n’ont pas encore pécher. Ils sont encore dans la fitra, * et ressemble plus aux anges que les adultes.

Qu’ils soient les nôtres ou pas, il nous est recommandé d’en prendre soin, de les aimer, de leur donner un excellent exemple dont ils se souviendront et qu’ils reproduiront.

Ils sont notre futur.

Devant eux pas de brutalité, ni de grossièretés. Les enfants apprennent en imitant, donc autant qu’ils imitent le bien.

On doit leur parler de Dieu, leur dire qu’ils doivent s’en faire un ami. Qu’Il les regarde, qu’Il les écoute et leur répond.

On doit leur enseigner bel usage et bonnes manières.

Bonnes manières de propreté, de vie, tant à l’égard d’eux-mêmes, de leur proches, ou que du monde qui les entoure, et dont bientôt ils seront les gérants.

Leur apprendre à respecter leurs parents, leurs familles, leurs amis, leurs maîtres qui leur sont tout dévoués, la nature qui les entoure, les gens connus ou pas, les bêtes ainsi que tout ce qui est en leur possession.

Leur donner une très bonne éducation est le meilleur cadeau qu’on puisse leur faire, ainsi que l’a dit le Saint Prophète.

Leur apprendre à aimer apprendre, et leur montrer combien le savoir, la connaissance, leur culture, l’histoire est importante.

Leur donner très tôt le goût des langues étrangères que leur fraîche mémoire retiendra bien vite et à jamais, les ouvrira aux autres.

Leur offrir le goût des efforts et du travail bien fait.

Les mettre en garde contre les défauts majeurs.

Leur dire de n’être pas jaloux, envieux, leur apprendre que Dieu dans Sa Sagesse a distribué à chacun selon Son bon vouloir et qu’il est impossible de tout avoir.

Apprendre à se satisfaire donc de ce qu’ils ont, sans exiger toujours plus, tels des petits consommateurs avides et capricieux. Ceci les rendra infiniment plus forts que de céder à touts leurs demandes.

Leur dire que Dieu déteste les vilaines manières, les gros mots, les vilains gestes, la saleté et le désordre.

Leur apprendre à ne pas gaspiller, ni vêtements, ni nourriture, ni l’eau précieuse, ni aucun bien matériel puisqu’ils sont tous sacrés, appartenant et provenant de Dieu.

Leur apprendre à aimer faire plaisir aux autres, être généreux, refuser le mensonge.

En faire des hommes et des femmes courageux, voilà une tâche enthousiasmante.

Les enfants, quoiqu’on dise, comprennent très bien ce langage, dès lors qu’ils sont traités comme de grandes personnes.

Les mettre en garde contre les gens vicieux et immoraux pour mieux les protéger de tout mal.

Prendre du temps pour jouer avec eux en leur bas âge, puis vers dix ans, commencer à devenir leur ami, voilà le conseil de la Sunna.

Leur apprendre, dès petits, quelques sourates afin de les familiariser avec ce qui sera l’ossature de leur vie.

Leur apprendre la vie de ces hommes parfaits qu’étaient les prophètes, afin qu’ils y puisent des exemples de droiture, de piété, et bon adab.

Surtout, en cas de crises entre adultes, laissez-les dans leur monde, sans leur confier de grands problèmes trop lourds pour leurs frêles épaules.

Les enfants sentent bien quand les choses ne vont pas, aussi taisez-vous et réglez vos problèmes loin d’eux.

Au pire, si par malheur ils sont témoins d’un désaccord, dites leur que parfois les grands ne savent pas toujours faire face aux complications, mais que tout passe.

Souvenez-vous qu’ils n’ont pas à épouser les querelles des parents, ni à porter des problèmes qui les dépassent et qui pourraient briser leur innocence pour en faire des névrosés malheureux, à tout jamais.

Surtout ne dénigrez pas l’autre parent. C’est trop douloureux et pourrait entraîner mépris contre le médisant, ou manque de confiance totale dans les deux adultes.

Ne cherchez pas à les faire mûrir trop vite, n’en faites pas vos confidents, ils ne pourraient comprendre complètement vos soucis, et cela détruirait leurs rêves et leur monde de façon irrémédiable.

Laissez les grandir en leur innocence et leur fraîcheur, tout en leur donnant les outils pour devenir forts.

     

18-La politesse à l’égard des amis.

 

L’amitié est un cadeau du ciel. Bien évidemment on ne peut être ami avec la terre entière pourtant c’est vers cela que tend l’Islam.

L’amitié est un trésor, comme un merveilleux jardin aux fleurs et arbres différents.

Toutes sont belles, tous sont originaux, mais ils faut entretenir ce jardin, en prendre le plus grand soin, afin de pouvoir, parfois, s’y promener, s’y reposer en toute quiétude, s’y abriter, prendre le temps de s’asseoir pour l’admirer, et avoir la joie de regarder ses splendeurs et différences.

C’est ainsi que nous devons regarder et entretenir nos amis.

Ôter les mauvaises herbes des rancunes, des mal entendus passagers, car ces mauvaises brindilles ne sont là que pour nous faire apprécier la beauté et nous amener à y prendre garde. Pour qu’on s’occupe du jardin, en somme !

Nous sommes tous les branches d’un même arbre, tous fils et filles de notre père Adam (as) et de notre mère Eve. (aas.*)

Si nous ne voulons pas finir comme Caïn, qui a tant souffert après coup de son crime, nous devons nous regarder avec amour, sans jalousie, ni animosité et refuser d’être un cactus pour l’autre.

Pour cela une seule méthode : mettre en veilleuse nos mauvaises caractéristiques et se dire que l’autre est une partie de nous même.

Sauf à être le suicidaire qui aimerait faire du mal à la moitié de soi-même !

Nous sommes souvent mal éduqués. Dans la crainte de l’autre. Aussi nos réflexes ne tendent pas vers la paix immédiate à l’égard du voisin, de l’inconnu.

Pourtant si l’on se donne la peine de le connaître, combien de points communs avons-nous.

Et s’il est différent, que de richesses il nous laisse découvrir quand nous savons l’apprivoiser et le connaître.

Aimerait-on un monde absolument semblable ?

Quel ennui !

Découvrir l’autre vaut mieux que tous les films et les promenades dans les plus beaux musées de la terre.

Des charters emmènent vers l’inconnu. Pourquoi ne pas prendre le charter qui nous fera découvrir la richesse de l’autre ?

Si l’on aborde l’autre avec douceur et délicatesse, il est presque sur qu’il nous répondra avec les mêmes qualités et le même adab.

Oui, il y a parmi les gens, des malades, des âmes blessées, mais quel bonheur de jouer au docteur et voir guérir les blessures de celui qui nous faisait la guerre après qu’on l’ait mit en confiance.

Le Saint Cor’an le dit :

Patiente et repousse par le bien le mal qui t’est fait, et tu verras ton ennemi devenir un ami chaleureux."

Soyez gai, joyeux, et ayez toujours la courtoisie d’accueillir les amis ou les gens, connus ou inconnus avec le meilleur sourire.

Demandez des nouvelles d‘eux-mêmes, de leur proches, réconfortez les.

Dispensez des conseils judicieux tels que vous aimeriez en recevoir dans le même cas, si l’on vous confie une peine.

Mettez-vous à la disposition des autres et rendez service.

Les Saints le disent souvent :

"C’est en rendant service, en nous étant mis au service des autres, sous leurs pieds, même, que nous avons atteint ces stations spirituelles."

Aimez l’autre comme un autre vous-même.

Obligez vous à devenir aimable si ce n’est dans votre nature, et cela le deviendra.

Evitez surtout d’être tels des cactus ou des cornichons acides, c’est la pire des impolitesses.

N’accablez pas vos amis de vous soucis, bien souvent ils sont incapables de les porter, voire même de porter les leurs.

Ne les affligez pas en insistant sur le poids de vos problèmes, de vos maladies, ils ne sont pas médecins et chacun dans ce monde à sa part de peine.

Plus vous serez légers, plus on vous aimera, ce qui ne veut pas dire qu’il est interdit de se confier à un être que l’on sent proche.

Mais le meilleur confident reste Dieu.

Lui écoute, entend, apporte secours, donne la force de l’endurance, et met fin aux épreuves.

Le moyen le plus efficace en cas de soucis est de prendre une bonne douche avant de dormir, faire les meilleures ablutions dans le dernier tiers de la nuit, et Lui pleurer ses malheurs, puis le lendemain, faire sadaqa en disant, dans le secret de son cœur pour quelle raison vous la faites, puis offrez là au premier mendiant rencontré, musulman ou pas.

Les sadaqa éloignent maladies, soucis et rapprochent d’Allah, tout en amenant le bien.

Quand des amis vous écrivent lettres ou e-mail, ne laissez pas ces mots sans réponses.

Les remercier puisque c’est Dieu qui en a été l’origine.

Remercier les gens, c’est remercier Dieu !

Alors ne soyez pas ingrats, froids, distants. Ayez cette familiarité saine et de bon aloi. Celle qui unit les cœurs.

Pensez à les appeler pour sans autres raisons que de s’enquérir de leur santé physique ou morale, sans rien leur demander en retour, mais leur dire que vous êtes à leur disposition en cas de besoin.

Aux amis, faites des cadeaux. Aux ennemis de même.

"Offrez-vous des cadeaux pour que vos cœur s’unissent." Quel beau conseil d’amour que cette Sunna !

Qui peut résister longtemps à des cadeaux ?

Résiste-t-on longtemps à l’amour ?

 

 

19-Politesse et adab dans un couple.

 

Qu’y a –t-il de plus beau qu’un couple qui s’aime, et qui s’unit dans l’amour, le respect, la tendresse, la compréhension ?

C’est un voyage sur toutes ces notes, à deux, à travers la vie.

Dans ce siècle porté sur le sexe, on croit s’aimer.

Ce n’est le plus souvent que l’amour animal, celui qui se passe sous la ceinture, et dont on se lasse vite, pour courir vers une autre consommation.

Mais cela ne s’appelle pas l’Amour, c’est l’amour du zoo !

L’amour est fait oui, de plaisir. Mais aussi de combien de compréhension, de tendresse, d’acceptation, de tolérance, d’aide mutuelle et de patience !

L’amour, c’est comme une fleur que l’on doit chaque jour entretenir.

Entretenir d’attentions, de mains qui se joignent, de tendres baisers, de caresses, de mots tendres, de cadeaux qui unissent les cœurs.

Le Saint Prophète donnait l’obligation aux époux d’offrir à leurs dames de l’or pour la naissance de chaque enfant.

Qui aujourd’hui le fait ?

Et conseillait de ne regarder qu’elle, que lui, puisque l’un et l’autre sont un rempart contre le feu du châtiment.

Le couple se doit assistance mutuelle, compréhension et excellent adab afin de maintenir vifs et forts les liens qui les unissent.

Ceci pour le bien être de toute la famille, cette famille musulmane qui est le pilier autour duquel tout se construit.

Si les deux parents sont équilibrés, les enfants le seront certainement.

Et cet amour rayonnera loin autour d’eux, en un bel exemple.

Madame et Monsieur ne seront jamais grossiers, échevelés, colériques, brutaux, injurieux, ni criant fort. Ils doivent ainsi donner le meilleur exemple à leur progéniture qui reproduira certainement l’ambiance familiale, une fois adulte.

Prendre l’habitude de se parler avec douceur fera que l’autre sera plus à même d’écouter.

Avoir les meilleures manières favorise la tendresse, l’admiration et le respect.

Pour ne pas tomber dans le train-train, voire le dégoût, les deux, mari et femme doivent faire efforts et se montrer à l’autre toujours propres, bien mis, appétissants même.

Ceci est si important que la Sunna interdit à l’homme de rentrer de voyage pendant la nuit afin de laisser à son épouse le temps de se faire belle et ne pas se montrer échevelée, mais au contraire soignée et agréable à voir.

Sans tomber dans le luxe gaspilleur, les époux doivent se parer, se vêtir pour donner à l’autre le désir constant, ce qui rallumera la douce flamme du désir, de l’amour.

Etre empreint de courtoisie tissera des liens forts et sera agréable à l’autre.

Comment aimer une virago ou un cactus cornichon ?.

Quand un différent survient, ce qui est pratiquement inévitable, parler ouvertement de ce qui déplait ou ne va pas prévient efficacement la crise.

Il faut se parler et être bien disposé à l’égard de l’autre, puis faire effort de le comprendre, en se mettant à sa place.

Si la crise est forte, faire appel à un membre de la famille, ou à un(e) ami(e) proche et psychologue qui peut aider à dénouer une crise passagère.

Surtout éviter les mots vulgaires, les hurlements, les violences et les crises devant les enfants. Vous risquez sans cette précaution de leur briser le cœur.

Généralement les enfants aiment autant maman que papa, et les voir se disputer casse leurs monde, c’est criminel que d’imposer des scènes aux petits et c’est préparer sans doute possible une crise d’adolescence qui deviendra sûrement volcanique et non maîtrisable.

Se faire des petits cadeaux, faire montre de tendresse, se confier à lui, à elle, lui dire combien, l’autre est important(e), empêche les flétrissures de l’amour.

Attendez quelques heures avant de reprendre une discussion difficile et dans l’attente pour vous calmer une bonne douche, un dikhr, une promenade ou une sieste auront leur efficacité.

Lorsque rien ne va plus plutôt que se faire la tête, glissez vos griefs sur lettre, cela vous permettra d’y voir plus clair, et glissez le tout dans une enveloppe, puis celle-ci dans un bouquet de fleurs pour la dame, ou cadeau pour monsieur.

Vous verrez comme c’est miraculeux.

Un voyage, l’achat d’un livre dont on parlera à deux, un repas au restaurant, une visite en amoureux dans un musée, une promenade rompront le quotidien, et cassera l’éventuel ennui qui rouille sournoisement les relations.

Devenir ami intime de son conjoint est le gage le plus sûr d’une vie faite d’entente et de miséricorde, d’amour jamais fané. Eternel.

     

20-Politesse envers les malades et hospitalisés.

 

Plus qu’aucun les malades ont besoin de notre présence. S’en occuper est un acte de foi.

Dans un hadith qodsi,*Allah dit : 

"Que celui qui me cherche vienne auprès des malades."

S’ils sont à la maison, on maintiendra le plus grand calme autour d’eux.

Les malades souffrent en général du bruit.

Ils ont besoin d’avoir le cœur joyeux, ce qui est un facteur de guérison. Aussi, on mettra près d’eux de belles fleurs, peu entêtantes, pour le plaisir de leurs yeux, de leur cœur. Les roses sont les plus souhaitées, elles sont de belles apaisantes.

Les petits cadeaux leur feront plaisir.

On raccourcira le plus possible le temps des visites.

Si nos malades sont hospitalisés, les mêmes règles s’appliqueront.

Evitez de les charger de plats cuisinés, comme certains le font. Parfois les médicaments s’opposent aux plats "maison" que les familles souvent leur apportent, et qui de plus, sans réfrigérateurs tournent vite à l’aigreur.

Soyez attentifs et aimables avec le personnel des hôpitaux ou des cliniques qui sont très dévoués pour nos malades. Parfois une petite pièce, un petit présent les adoucira pour les nôtres.

Respectez les heures de visites, et n’arrivez pas en masse autour du lit.

Quelques minutes quotidiennes valent mieux que fatiguer le malade à vous entendre jacasser pendant tout un après midi.

Evitez de vous prendre pour des médecins en leur donnant vos recettes médicales, cela les troublera et pourrait faire cesser un traitement salutaire.

Mais en revanche, apportez si possible, chaque jour, des vêtements frais et propres, un Saint Cor’an, un tasbih, cela les occupera et contribuera efficacement à la guérison.

Et n’oubliez pas le du’a qui fera plaisir :

"Allahomma adh hib al ba’ssa Rabbana nâss, ichfi wa ant achâfî, la chifâ’a illâ chifâoka chifa’an lâ yoghâdiro siqaman."

"Ô Allâh, Seigneur des hommes, chasse le mal, guéris lui donc sa maladie, car Tu es le Seul à guérir et nul autre que toi ne guérit, et Ta guérison ne laisse point de trace."

Evitez le plus possible d’y amenez les jeunes enfants qui crieront, pleureront ou voudront courir autour du lit, ce qui fatiguerait le malade. D’ailleurs de nombreux hôpitaux l’interdisent.

Qui plus est, ce peut être un lieu dangereux pour les petits qui peuvent attraper toutes sortes de microbes et maladies.

Pour les mamans qui viennent de donner le jour à un enfant, les mêmes règles s’appliquent, bien qu’elles ne soient pas malades.

Une rapide petite visite de courtoisie suffit, accompagnée d’un joli cadeau pour elle, ou pour le bébé, et la promesse de venir la revoir chez elle lui fera un plaisir inoubliable.

      

21-La politesse en cas de décès.

 

Lors qu’on arrive dans une maison affligée par le deuil, on n’arrive pas avec une mine réjouie, ni saluant à voix forte les habitants.

L’intériorisation est de rigueur si vous ne voulez blesser personne, ni paraître outrancier et vulgaire.

La mort d’un être cher est toujours une tragédie, et dans cette circonstance, plus qu’en tout autre, la retenue et la tendresse des mots et des gestes est demandée.

N’exagérez pas non plus dans une mine affectée, on sentirait vite l’hypocrisie.

Comme toujours, soyez sobre et bien éduqué.

Ne parlez pas non plus de vos chagrins. Soyez très léger.

Saluez les gens de la maison, et si vous connaissez cette phrase, prononcez-là de façon naturelle, mais jamais comme une leçon apprise par cœur :

 "Inna lillâhi maâ akhadha wa lahou mâ a’ta, wa kollo chaî’in ‘indaho bi ajalin mossammâ, fal taçbi wal tahtasib."

  "Certes ce que Dieu reprend et ce qu’Il donne Lui appartiennent, et chaque chose a un terme prédéterminé auprès de Lui. Endurez avec constance et espérez la récompense divine."

Vous pouvez faire plus court, en une formule que vous trouverez aisément si vous laissez parler votre cœur.

Les frais d’inhumation sont tellement onéreux, qu’une petite enveloppe contenant quelques billets, avec un mot gentil pourra être laissée dans la maison ou glissée dans la main d’un proche. Cela fera plaisir et montrera combien vous partagez la peine.

Puis quelques jours plus tard, un appel téléphonique pour offrir vos services ou pour prévenir d’une visite sera bien venue, mais là encore, ne vous attardez pas et ne parlez pas de vous.

Soyez un soutient, une cour qui secours l’autre en appelant l’endeuillé(e) à la patience. Renouvelez la visite tous les dix jours ou moins si vous êtes très intimes. Cela accélèrera le travail du deuil.

 

 

22-La politesse envers les morts, et convenances dans les cimetières.

 

On doit le plus grand respect au défunt.

Ne plus parler de leurs défauts, Dieu s’occupant d’eux désormais.

Il faut absolument respecter les tombes et interdire aux enfants de se glisser dans les cimetières pour en faire leurs terrains de jeux et de cachettes.

Arranger une tombe, la blanchir, est une oeuvre pieuse.

On y va traditionnellement le vendredi, après la salat Jumua,* ou pour les fêtes principales, et lors de l’anniversaire de la mort du défunt.

On n’apporte pas à manger sur les tombes, mais on y fait le ménage en nettoyant la tombe et ses alentours.

Les morts entendent. Soyez avec les défunts aussi respectueux qu’avec les vivants. Parlez leur avec respect.

Nombreuses sont les histoires où ceux-ci apparaissent ensuite dans les rêves des visiteurs, soit pour leur faire des demandes, soit pour les remercier de leurs visites.

Aussi, lorsqu’on rentre dans un cimetière, on se doit de dire ce du’a à la ronde, en passant près d’eux :

Assalâm alaïkoum ahla diyâri mina ‘l mominîma wa l’ moslimîna wa yarhamollâhol l mostaqdimina minkom wal l mosta’khirîna wa innâ in sha Allah bikoum lâhiqouna

As slollâha lanâ wa laho moul’âfiyah antom lanâ faraton wa nahno lakom taba’on.

Allahoumma lâ tahrimna ajrahom wa lâ todillana ba’dahom.

Puis on récite la sourate Fatiha*, suivie de trois fois les trois dernière sourate : Ikhlass, Falaq, Ness.

Si l’on peut on récite "Ya Sin", car le prophète a demandé qu’on la récite sur les morts.

"Que la paix soit sur vous, gens du cimetière, croyants et musulmans, et que la miséricorde de Dieu soit sur vous, anciens et nouveaux. Et s‘il plaît à Dieu, nous vous rejoindrons.

Je demande à Dieu la délivrance pour nous et pour vous. Vous êtes nos devanciers et nous vous suivrons. Ô Allah ! Ne nous prive pas de leur récompense et ne nous égare pas après eux."

Bien entendu, on ne crie pas dans les cimetières, on ne s’y dispute pas, et plus qu’ailleurs, on reste digne, même si la peine et le chagrin nous envahissent.

En partant, autant que faire se peut on s’en va dans le calme et à reculons, par respect pour eux qui nous voient. Leur tourner le dos est une impolitesse qu’il vaut mieux éviter.

 

 

TABLE DES MATIERES.

 

 

1-Adab et politesse à l’égard de Dieu.

2-Courtoisie à l’égard de Sayyidina Muhammed (saws).

3-Politesse due aux Shuyukh.

4-Politesse à l’égard des parents.

5-Politesse à l’égard de soi-même.

6-Courtoisie du réveil.

7-Politesse et adab du repas.

8-Politesse de la journée.

9-Courtoisie du soir.

10-Politesse de la maison.

11-Politesse et adab à l’égard des morts.

12-Politesse du voisinage.

13-Politesse à l’égard de la nature.

14-Les règles d’usage en voiture.

15-Politesse à l’égard de ceux qui vous invitent.

16-Politesse à la Mosquée.

17-Politesse à l’égard des enfants.

18-Politesse à l’égard des amis.

19-Politesse et adab dans le couple.

20-Politesse envers les malades, et hospitalisés.

21-Politesse en cas de décès.

22-Politesse envers les défunts, et convenances dans les cimetières.

 

 

GLOSSAIRE.

 

Adab : politesse, courtoisie, bonnes manières.

Ta’ala : Le Très Haut, un nom de Dieu.

Dikhr : rappel, remémoration que l’on fait en répétant les noms de Dieu, ou lisant le Saint Cor’an.

Haadith : plur. de Hadith : paroles du Saint prophète Muhammed (saws).

Saws : abréviation d l’arabe : Salla lahou alayhi wa salam : Que la paix d’Allah soit sur lui, formule de politesse que l’on doit au Saint prophète lorsqu’on prononce son prénom.

Sunna : faits, gestes, paroles du Saint prophète que le musulman doit appliquer quotidiennement lorsqu’il se dit sunnite.

Salawat : bénédictions dites sur le prophète. Généralement : « Allahoumma salli ‘ala Muhammed wa salim. »

Shuyukh : plur. De Sheikh.

Du’a : invocation.

Sadaqah : don, aumône volontaire, obole.

Sheikh : Maître dans la tradition soufie, mais aussi terme de respect à l’égard des hommes âgés.

Zawiyya : littéralement «  coin » ou endroit. Un lieu de rencontre où se réunissent les soufis pour faire leur dikhr ensemble.

Salam : paix en Arabe, Formule de politesse que le musulman doit à tous musulmans, connus ou inconnus.

Rakat : cycle de prières, comportant entre autre la mise au front à terre.

Jihad : mot Arabe signifiant exactement «  Effort » et non pas guerre qui se dit «  Harb », contrairement à une méprise courante propre aux Européens ne comprenant pas cette langue.

Wudu : ablution, qui consistent en un lavage du sexe, de la bouche, du nez, des oreilles, de mains mouillées passées sur les cheveux, des bras jusqu’aux coudes, des pieds jusqu’aux chevilles que tout musulman fait au moins avant chaque prières.

Salat doha : prières du milieu de la matinée, de deux à huit rakat.

Bismi Llah : « Au nom de Dieu. » Expression que le musulman doit dire avant d’entreprendre quoique ce soit.

Al hamdullillah : «  Louange à Dieu » qui ressemblerait à un « Merci mon Dieu. »

Dhor : Nom d’une des prières obligatoire, en l’occurrence celle de la mi-journée qui se fait généralement, selon les saisons entre midi et quatorze heures.

Djinns : êtres invisibles dont parle le Saint Cor’an. Parmi eux il y a des musulmans, des athées, des juifs ou des chrétiens. Ils vivent la nuit. Ils vivent comme nous, se marient, font des enfants.

As : abréviation des deux mots arabes : Alayhi salam que l’on prononce, par respect, lorsqu’ on cite un prophète.

Qodsi ou qudusi. Mot arabe signifiant «  Saint » en relation avec les Saintes paroles de Dieu.

Tasbih : Chapelet qui sert à énumérer les Noms de Dieu, à compter les louanges ou à faire des salawat.

Fatiha : mot religieux qui signifie «  ouverture ». C’est le nom de la première sourate du Saint Cor’an qui se récite à chaque cycle de prière, sans laquelle les prières seraient invalidées.

Utilisée aussi hors des oraisons pour marquer une demande par exemple. Egalement un prénom féminin.

 

 

IntissarBecker Orgiva

Andalousia Espagne.

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