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Abû Hâmid al-Ghazâlî

Lire et comprendre le Coran

Texte arabe traduit et présenté par

Tayeb Chouiref

Editions Tasnim

 

Il n’est pas rare, de nos jours, d’entendre ou de lire des affirmations péremptoires, des jugements définitifs sur ce que le Coran est censé être. Ainsi, avons-nous pu lire que « le Coran est un livre de guerre » ou encore « un livre incitant à la haine » sous des plumes plus ou moins islamophobes. À l’opposé, pour certains apologues de l’Islam, le Coran est « un livre de science » confirmant en tout point certaines théories modernes, comme l’expansion de l’univers ou la gravitation universelle. En réalité, ces affirmations hâtives et ce concordisme simpliste sont dénués de sens car le Coran ne peut être dit ceci ou cela qu’en fonction d’une certaine lecture. Il n’existe que des lectures du Livre. À son époque, déjà, Ghazâlî avait mesuré toute l’importance de la notion de lecture du Coran. Il avait conscience que la revivification des sciences islamiques n’est possible que par une réforme des consciences, et que celle-ci appelle une lecture du Coran allant au-delà du littéralisme. L’objet de ce traité est précisément d’offrir au lecteur les moyens d’une compréhension en profondeur et d’une méditation de la Parole révélée. En cela, l’œuvre de Ghazâlî est, aujourd’hui encore, d’une grande actualité.

 

 

Le Prophète Muhammad (‘alayhî salât wa salâm) a dit :« Lorsque ma communauté fera grand cas de la richesse matérielle, l’Islam perdra son charisme. Lorsque ma communauté ne commandera plus le bien et n’interdira plus (sagement) le mal, elle perdra la Bénédiction d’Allâh en rapport avec la Révélation ». (Hadîth cité par Al Hakîm At-Tirmidhî sous l’autorité d’Abû Hurayra, dans « Nawâdir al-usûl »).


Le Prophète Muhammad (‘alayhî salât wa salâm) a dit : « Lis le Qur’ân tant qu’il réforme ton comportement car s’il ne le fait pas, c’est que tu ne le lis (comprends) pas comme il le faut ». (Hadîth rapporté par At-Tabarânî, « Musnad al-Shâmiyyîn », n°1345).


Alî ibn Abû Tâlîb (qu’Allâh l’agrée) a dit : « Il n’y a aucun bien dans un acte d’adoration accompli sans connaissance ni dans une récitation du Qur’ân sans méditation ». (Récit rapporté par Ad-Dârimî, « Sunân », n°305, ainsi que par Abû Nu’aym dans « Hilyat al-awliyâ’ » I, p. 88).


Le Prophète Muhammad (‘alayhî salât wa salâm) a dit : « Le Qur’ân a un intérieur et un extérieur, une limite et un point d’ascension ». (Hadîth rapporté par différents rapporteurs avec des variantes : Ibn Hibbân, At-Tabarânî, Kanz al Ummal, As-Suyûtî, etc., et des paroles similaires étaient prononcées par des salafs comme ‘Alî, Salmân Al Farîsî, Jâ’far As-Sâdiq, etc., ainsi que par des grands savants vertueux, et ce hadîth fait référence aux Attributs Divins mentionnés dans le Qur’ân sur le fait qu’Allâh est L’Intérieur et le Manifeste, ainsi que sur la nature inépuisable de la Parole Divine, et que donc les connaissances et sciences du Qur’ân sont « sans fin »).


Ibn Hibbân rapporte aussi ce hadîth dans son « Mustadrak » : « Le Qur’ân fut révélé selon sept niveaux de lecture [ou de compréhension]. Chaque verset possède un extérieur et un intérieur » 

Tag(s) : #LIVRES

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